Archive de la catégorie ‘Non classé’

Un vote pour assurer la sécurité et créer les éléments favorables à la croissance

Vendredi 9 juin 2017

Manifestement la sécurité est l’enjeu essentiel, il nécessite la mise en place d’une organisation efficace tournée vers la prévention et la couverture des risques.

En ce qui concerne la compétitivité et donc la croissance, c’est un enjeu économique qui passe par des décisions pertinentes.

En 2011 le gouvernement Fillon avait mis en place ce que l’on appelle aujourd’hui la réduction générale des cotisations patronales sur les bas salaires jusqu’à 1,6 fois le SMIC pour un montant global de 20 milliards d’Euros.

En 2012 a été mis en place le CICE qui a apporté une réduction des cotisations patronales jusqu’à 2,5 fois le SMIC pour un montant de l’ordre de 10 milliards d’Euros.

Ces éléments ne semblent pas avoir été suffisants pour améliorer notre compétitivité vis-à-vis des autres pays.

Il est dommage que dans cette période, plutôt déflationniste, une mesure comme la TVA sociale ne soit pas prévue dans les programmes de gouvernement.  Elle permettrait un renforcement de la compétitivité ainsi qu’une réduction du déficit budgétaire sans pénaliser le pouvoir d’achat.

A l’inverse, l’augmentation de 1,7 % de la CSG, qui représente un véritable impôt, va réduire le pouvoir d’achat des Français, notamment des retraités, sans améliorer la compétitivité, voire en la réduisant par une consommation de produits à bas coûts en provenance de l’étranger.

 

Un choix décisif pour la démocratie et pour la compétitivité de notre pays

Jeudi 4 mai 2017

De la première phase de campagne Présidentielle, il semblerait que l’adhésion soit moins sur le programme que sur le candidat qui porte l’espoir.

A ce jeu tout est permis, y compris tous les discours les plus démagogiques et toutes les surenchères les plus folles.

Dans cette phase finale, il convient de se tourner vers l’essentiel, on ne sortira des problèmes de notre pays que par des réformes économiques et politiques efficaces basées sur une démarche républicaine et démocratique.

Dans notre analyse il ne faut pas oublier le passé et l’histoire puis choisir le candidat qui ait le plus de capacité à sortir notre pays des difficultés.

D’un côté, une candidate issue d’une famille politique d’extrême droite qui prône le nationalisme et dont le programme économique incohérent, comme le disent beaucoup d’économistes, pourrait ruiner la France.

De l’autre un candidat récent en politique qui a fondé son propre mouvement et qui propose un programme économique construit dont l’ambition est la recherche de solutions efficaces et pragmatiques aux problèmes posés tout en consolidant les acquis.

Les Français doivent, dimanche prochain, faire preuve de volonté, de courage et de lucidité en allant voter.

La république est-elle en danger ?

Vendredi 21 avril 2017

Depuis des années, malgré les innovations, les progrès de la science et l’évolution de notre société, l’inquiétude nous gagne car la mondialisation s’impose à nous, l’Europe ne nous protège pas suffisamment, la voix de notre pays est moins entendue. De plus la croissance stagne, le chômage progresse et la dette publique enfle.

A cela est venu s’ajouter depuis 2012, le terrorisme qui frappe notre pays et l’Europe. Sur ce sujet on peut se demander comment des individus, souvent seuls et connus de la police et de la justice, peuvent commettre, sans grande préparation, des attaques avec des armes ou des véhicules.

Des réformes s’imposent en matière de sécurité et dans le domaine économique et social. Sur ce dernier point, les autres pays ont fait ces réformes, c’est le cas de l’Allemagne, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suède qui sont au plein emploi et dont les comptes sont équilibrés. Dans notre pays, l’orientation doctrinale et le manque d’expérience de nos responsables politiques n’ont pas permis ces dernières années la réalisation de réformes en profondeur.

Il ne s’agit pas bien sûr  de fermer les frontières, de donner des revenus sans contrepartie mais bien au contraire de renforcer la confiance des acteurs économiques, de permettre une meilleure compétitivité des entreprises, de réduire les impôts dont l’utilisation n’est pas toujours efficace, pour relancer la croissance, créer des emplois et faire croître la richesse de notre pays et ainsi éradiquer la pauvreté.

On pourrait penser que tous les candidats à l’élection présidentielle nous proposent des réformes puissantes, sérieuses, réfléchies et cohérentes. Au lieu de cela on nous a beaucoup parlé d’affaires dont les jugements à l’avenant, ne respectent pas la présomption d’innocence. On a largement laissé prospérer des discours sur des politiques qui datent de plus de 50 ans et qui ont conduit à la dictature des extrêmes et à la ruine des pays qui les ont appliquées.

Il ne semble pas, face à la véhémence des candidats, que les journalistes jouent un vrai rôle de contradicteurs.

Il nous appartient donc, dans ces derniers jours de campagne, d’analyser nous-même la capacité des candidats à diriger le pays et à agir avec des réformes économiques, politiques et sociales indispensables. Il convient d’effectuer cette analyse en écoutant les candidats avec un esprit critique et avec surtout beaucoup de bon sens car les promesses qui ne sont pas tenables, les choix qui oublient les réformes économiques indispensables doivent être mis à l’écart.

Plutôt que de proposer des projets dangereux comme des dépenses astronomiques et non financées, la sortie de l’Euro ou de l’Europe ou encore le changement de République, il serait plus judicieux que les candidats soient à la hauteur des enjeux actuels en proposant des solutions pertinentes comme la hausse de la TVA pour financer la baisse des charges sociales et ainsi améliorer la compétitivité des entreprises de notre pays et réduire le chômage, diminuer le nombre de fonctionnaires pour améliorer leurs conditions et revenir dans la moyenne des pays européens.

C’est le moment de réagir, de mettre en avant nos convictions, de renforcer l’unité de notre nation et défendre les fondements de notre République en allant voter et en faisant le bon choix.

Election présidentielle : Un vrai défi pour la France

Lundi 10 avril 2017

Cette fois nous sommes dans la dernière ligne droite et le choix est crucial.

Les sondages montrent que quatre candidats ont la possibilité d’accéder au second tour, dont deux nous amènent directement dans le mur.

Les marchés financiers ne s’y trompent pas et la variation du taux d’emprunt à dix ans entre le France et l’Allemagne a augmenté de 70 points de base.

En clair, les intérêts de la dette financière de la France par rapport à la dette de l’Allemagne ont augmenté de 0,7%, ce qui représente, rapporté à la dette de notre pays de 2.200 milliards d’Euros, environ 15,4 milliards d’Euros sur un an ou encore 233 € par Français.

Bien entendu la variation des taux d’intérêt augmentera nettement plus, si demain les deux candidats qui génèrent ce coût se retrouvent face à face au second tour.

Voilà de quoi alimenter notre réflexion sur les enjeux de l’élection présidentielle, d’autant qu’aujourd’hui on parle toujours des rémunérations des députés dont le coût maximum avec des assistants parlementaires ne représentent pas plus de 2 € par Français.

Campagne présidentielle : Enfin au cœur du débat !

Mercredi 5 avril 2017

Pour la première fois les 11 candidats qualifiés à l’élection présidentielle étaient réunis sur le même plateau télévisé.

Reconnaissons d’abord que suivre plus de 3 heures d’un tel débat c’est un peu difficile voire éprouvant, mais pour le respect de la démocratie c’est nécessaire.

Premier constat, parmi les candidats en lice, seuls deux ont exercé des fonctions de ministre et un seul des fonctions de premier ministre. C’est important car on a trop reproché à François Hollande de n’avoir jamais gouverné avant d’être élu Président de la République.

Cela explique aussi pourquoi un sentiment de confusion ressort de ce débat. Les candidats ont fait beaucoup de promesses mais combien ont rappelé que la France était un pays particulièrement endetté et que certaines propositions n’étaient pas financées.

Il est bien sûr facile de dire, on va quitter l’Europe, on va quitter l’euro, on va demander à  la banque centrale européenne ou aux autres pays européens de payer notre dette, on va créer un revenu universel, on va prendre l’argent des riches…….

C’est vrai il y a le Brexit, l’élection de Donald Trump mais ne serait-il pas plus sage d’attendre les effets de ces évènements et de faire preuve d’un peu de lucidité.

Les solutions à nos problèmes existent sans chercher à renverser la table, elles demandent surtout un peu de courage.

Les solutions aux enjeux de notre économie sont-elles réellement comprises ?

Samedi 1 avril 2017

La mondialisation, le libre-échange, le protectionnisme, sont des mots qui aujourd’hui nous préoccupent.

Les analyses qui traitent de ces sujets sont souvent bien préparées, bien présentées et devraient nous permettre de comprendre les enjeux et d’entrevoir les solutions pertinentes.

Pourtant il semble que nous soyons loin du compte.

Pourquoi cette ambiguïté ?

D’abord, ce n’est pas parce que l’on analyse un problème, même de manière pédagogique, que la solution s’impose à nous.

La question essentielle est de savoir si tous les enjeux ont été correctement pris en compte.

Par exemple, le protectionnisme qui devrait nous permettre de conserver nos emplois peut nous amener à vouloir mettre en place des taxes douanières ou le retour à une monnaie nationale, ce qui paraitrait logique mais qui peut mettre à mal nos échanges avec d’autres pays ou encore nous amener à faire grossir notre dette.

A l’analyse pertinente d’un problème on peut avoir tendance à chercher une réponse trop simple et ne pas penser à une réponse économique plus élaborée.

 Par exemple la mise en place d’une TVA sociale, dont personne ne parle aujourd’hui comme solution adaptée, permet de compenser l’augmentation de la taxe par la réduction des charges sociales des entreprises sans augmentation des prix. Elle soumet ainsi les importations provenant des autres pays, y compris d’Europe, aux mêmes règles sociales que celles appliquées en France. De plus la variation du taux de TVA est le seul levier possible en Europe du fait de l’interdiction des droits de douane sur le marché intérieur européen.

Au lieu de penser à des solutions compliquées qui pourraient s’avérer hasardeuses et dangereuses comme la sortie de l’Europe, pourquoi ne pas choisir au départ des solutions plus faciles et plus adaptées.

Campagne présidentielle : Il est temps de mettre en avant les enjeux

Dimanche 19 mars 2017

 

L’élection présidentielle représente depuis plus de 50 ans un moment fort de la vie politique de notre pays. Les Français attendent toujours beaucoup du nouveau Président, ils ont souvent été déçus, peut-être parce qu’ils ont mis dans leur vote plus d’espoir que de raison.

Si on y réfléchit bien, les débats de campagne n’ont pas toujours été à la hauteur des enjeux et les caricatures ont souvent prévalu sur les idées.

Aujourd’hui, au regard de tout ce qui se passe dans notre pays et dans le monde, le danger est bien présent et nous sommes  conscients qu’un mauvais choix pourrait être fatal.

Quels sont donc les enjeux de notre vote !

On ne peut pas tout attendre du nouveau Président, sauf peut-être de s’investir totalement dans sa fonction et d’avoir un sens aigu du bon choix dans les décisions à prendre.

L’attaque personnelle d’un député candidat à l’élection présidentielle peut-elle porter atteinte à la démocratie ?

Mardi 7 février 2017

 

Avant de clouer au pilori un maire, sénateur, député, ministre et candidat à l’élection présidentielle, il convient de s’interroger sur le rôle d’un élu de la république, ce qu’il apporte aux citoyens et le coût que représente l’exercice de sa fonction.

Il y a aujourd’hui en France 577 députés qui sont les représentants de la Nation. Ils représentent donc les 66 millions de Français, soit en moyenne un député pour 110.000 personnes.

Quel est le rôle du député ?

Le député est élu pour 5 ans au suffrage universel direct dans le cadre d’une circonscription. Il participe, à l’assemblée nationale, au vote des lois et au contrôle de l’action du Gouvernement.

Il peut déposer des  propositions de loi et des amendements afin d’apporter des modifications au texte examiné et éventuellement prendre la parole.

Après le vote d’une loi, un député peut, en groupe, saisir le conseil constitutionnel afin qu’il se prononce sur la conformité à la constitution du texte adopté.

Dans le cadre du contrôle de l’action du Gouvernement, le député peut interroger le gouvernement, examiner son action au sein d’une commission, signer une motion de censure soumise au vote de l’ensemble des députés et ainsi mettre en cause la responsabilité du Gouvernement.

Pour l’exercice de ses fonctions le député perçoit une indemnité de 7.100 € par mois, soit 5.148 € net. A cela s’ajoute  une indemnité représentative de frais de mandat de 5.770 € brut par mois pour faire face aux dépenses liées à sa permanence parlementaire dont les frais de transport et de réception et d’un accès gratuit sur le réseau SNCF en 1er classe.

Par ailleurs, le député dispose d’un crédit de 9.561 € brut par mois pour rémunérer ses collaborateurs, les attachés parlementaires, qui l’aident dans sa fonction (tâches de secrétariat,  permanence téléphonique, rédaction ou relecture de discours, réponses aux demandes des électeurs, communication avec les institutions, préparation de propositions de lois ou d’amendements, ……)

Ces tâches peuvent être exercées à l’assemblée ou dans la circonscription du député et sont calculées sur la base de 3 collaborateurs, tout cela laissé à l’appréciation du député, en vertu de la séparation des pouvoirs. Elles peuvent d’ailleurs être exercées par un membre de sa famille, ce qui est le cas, semble-t-il, pour 20% des députés.

L’enjeu économique de cette fonction essentielle au rouage de la république,  c’est-à-dire  le coût maximum net de charges sociales d’un député représente donc 20.479 € par mois, soit pour 577 députés un coût annuel pour le budget de l’état de l’ordre de 140 millions d’Euros. Le coût annuel pour chaque citoyen s’élève donc à environ 2 Euros.

On peut s’interroger sur le montant de ces indemnités ou crédits votés par l’assemblée nationale ainsi que sur le fait que la fonction d’attaché parlementaire puisse être exercée par un proche.

Personne, y compris les journalistes, le législateur lui-même ou encore la justice, ne s’est inquiété jusqu’à présent de ces pratiques qui semblent courantes.

L’affaire pour laquelle François Fillon est attaqué concerne son épouse qui a exercé des fonctions rémunérées d’attachée parlementaire auprès de lui entre 1988 et 1990, puis de  1998 à 2002, auprès de son suppléant jusqu’à 2007 et enfin comme conseiller littéraire  de la revue des deux mondes de mai 2012 à décembre 2013, pour un montant total, selon Le Canard Enchainé, de 831 440 euros brut.

En choisissant son épouse comme attachée parlementaire, François Fillon n’enfreint pas la loi et a certainement pris, pour lui, la personne la plus sûre, la plus compétente et la plus disponible. Il en est de même pour son suppléant, si on considère une volonté de continuité au sein de la circonscription entre l’élu, son suppléant et les électeurs. Pour le travail de conseiller littéraire auprès de la revue des deux mondes , le choix relève du Président de la société qui en assure la gestion.

  La rémunération mensuelle accordée à Madame Fillon, en prenant en considération son diplôme d’avocat et son âge au moment des faits, ne parait pas surévaluée comparée au salaire moyen d’un avocat en France, de l’ordre de 60.000 Euros annuel.

Dans les 3 cas, ce qui est répréhensible face à la loi, c’est le salaire fictif. Seule la justice peut en décider et la présomption d’innocence existe jusqu’au moment de la décision de culpabilité.

L’aspect politique de ce tourbillon médiatique mérite réellement de s’interroger.

On peut  d’abord s’interroger: pourquoi des éléments aussi anciens ressurgissent au démarrage de la campagne Présidentielle et pourquoi avec un montant global de rémunérations cumulé sur plusieurs années alors qu’en matière de rémunération on parle généralement en salaire mensuel ou annuel.

 Une affaire aussi médiatisée qui intervient en pleine élection présidentielle peut-elle porter atteinte à la démocratie ?

En tout cas, l’absence au dernier tour de l’élection Présidentielle d’un candidat, plébiscité avec 66,5 % des voix aux primaires de la droite, portant une réforme économique courageuse et utile, pourrait être inquiétante.

Primaires de la gauche : Deux candidats en désaccord profond

Samedi 28 janvier 2017

Le débat qui s’est déroulé de manière cordiale a démontré que les deux candidats avaient des propositions très opposées, notamment dans le domaine économique.

L’un, Benoît Hamon, veut tourner le dos à l’ordre ancien, aux solutions qui ne marchent pas et apporter un futur désirable. IL considère que la lutte contre le chômage a échoué et que dans l’avenir la révolution numérique réduira le nombre d’emplois. De ce fait il propose une nouvelle protection sociale à travers un revenu universel, un partage du travail, une VIème république et une conversion écologique de notre économie.

L’autre, Manuel Valls, veut porter une société du travail et mieux protéger les Français. Selon lui, le travail ne va pas disparaître mais prendre d’autres formes dont la mutation doit être accompagnée par la formation. Il considère que les propositions de son adversaire ne sont tout simplement pas crédibles.

Benoît Hamon, citant le rapport de l’OCDE selon lequel  10% des emplois en France sont menacés d’ici 2022 par la révolution numérique, pense que la raréfaction du travail a commencé, mais ne veut pas entendre parler de ce qui se passe à l’étranger en Allemagne ou au Royaume-Uni, à savoir le plein emploi. Il propose d’encourager la réduction du temps de travail (32H) sans baisse de rémunération.

Manuel Valls considère qu’il y a un problème de compétitivité dans notre économie mais pas une raréfaction du travail  et qu’il faut préparer l’avenir vers de nouveaux modes de travail. Pour lui, le revenu universel c’est un message de découragement et d’abdication vis-à-vis du travail.

Rappelons que le coût du revenu universel de 750 € par mois versé à toutes les personnes de plus de 18 ans, représente 450 milliards d’Euros.

Selon Benoît Hamon, le revenu universel c’est une cible. Dans un premier temps, il faut cibler  les 18-25 ans  pour un coût de 45 milliards d’Euros. Il n’y aura pas de coût pour l’état mais un transfert de richesse par un impôt sur l’actif net du patrimoine.

Le coût à terme de 450 milliards d’Euros pris sur le patrimoine (environ 10.000 Milliards d’Euros) représente une ponction égale à 4,5 % par an,  qui pourrait assécher le patrimoine des Français en 20 ans.

Dans son discours, Benoît Hamon parle alternativement des finances et de l’environnement en mutualisant l’air que l’on respire et la fiscalité. Il mélange la dette financière et celle de l’environnement qui seront transmises à nos enfants et considère que seule la dette écologique est importante. Il ne veut pas apparemment entendre parler de la dette financière de la France qui est de 2.200  milliards d’Euros.

La conclusion de ce grand écart sera apportée dimanche par le vote des primaires de la gauche.

Primaires de la gauche : Des propositions à l’opposé des règles économiques

Dimanche 22 janvier 2017

 

Les débats bien organisés ont d’abord montré que les candidats avaient avant tout un but, celui de rassembler et de faire gagner la gauche. En clair, pas de vague et pas de dispute.

Cela semble logique quand plusieurs candidats n’ont pas souhaité participer à ces primaires pour se présenter eux-mêmes directement à l’élection présidentielle.

D’un mot les candidats, qui ont tous soutenu François Hollande et dont 5 ont été ses ministres, ont une opinion négative  des 5 ans de gouvernement socialiste.

Par contre, quand il s’agit de parler de gagner  l’élection présidentielle,  les candidats s’animent et ont les idées claires en proposant le rassemblement.

Mais ce n’est pas le plus étonnant. Ce qui surprend ce sont les propositions des candidats à l’opposé des réformes nécessaires au redressement de notre pays.

A les écouter on a l’impression que les candidats manquent de réalisme au regard du problème de l’emploi. Ils proposent  des solutions qui ne sont qu’une alternative au chômage, à savoir donner de l’argent mais pas d’emploi.

En effet comment peut-on proposer un revenu universel qui prévoit de donner une rémunération à vie à tous les français pour un coût qui pourrait atteindre entre 300 et 500 Milliards d’euros ?

D’abord c’est un formidable aveu d’échec face au chômage et à la pauvreté alors que d’autres pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis sont pratiquement au plein emploi. Mais aussi un message contre-productif pour ceux qui pensent que pour vivre il est nécessaire de travailler.

Ensuite comment un tel montant, supérieur au budget de l’état,  pourrait-il être financé ?

Peut-être en ruinant les personnes les plus riches et les classes moyennes, ce qui  les ferait fuir avant même la mise en place du système. Dans un monde mondialisé comme aujourd’hui tout est possible.

Comment peut-on également proposer une sécurité sociale universelle alors que le budget de la sécurité sociale est déficitaire depuis plus de 10 ans, nécessitant un financement par une augmentation de la dette.

Face à ces avancées irréalistes, les candidats qui mettent en avant le travail plutôt que l’assistanat paraissent les plus crédibles, bien qu’ils ne font eux-mêmes  aucune proposition réelle pour changer de cap, retrouver la croissance et le plein emploi.

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