Archive pour avril 2017

La république est-elle en danger ?

Vendredi 21 avril 2017

Depuis des années, malgré les innovations, les progrès de la science et l’évolution de notre société, l’inquiétude nous gagne car la mondialisation s’impose à nous, l’Europe ne nous protège pas suffisamment, la voix de notre pays est moins entendue. De plus la croissance stagne, le chômage progresse et la dette publique enfle.

A cela est venu s’ajouter depuis 2012, le terrorisme qui frappe notre pays et l’Europe. Sur ce sujet on peut se demander comment des individus, souvent seuls et connus de la police et de la justice, peuvent commettre, sans grande préparation, des attaques avec des armes ou des véhicules.

Des réformes s’imposent en matière de sécurité et dans le domaine économique et social. Sur ce dernier point, les autres pays ont fait ces réformes, c’est le cas de l’Allemagne, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suède qui sont au plein emploi et dont les comptes sont équilibrés. Dans notre pays, l’orientation doctrinale et le manque d’expérience de nos responsables politiques n’ont pas permis ces dernières années la réalisation de réformes en profondeur.

Il ne s’agit pas bien sûr  de fermer les frontières, de donner des revenus sans contrepartie mais bien au contraire de renforcer la confiance des acteurs économiques, de permettre une meilleure compétitivité des entreprises, de réduire les impôts dont l’utilisation n’est pas toujours efficace, pour relancer la croissance, créer des emplois et faire croître la richesse de notre pays et ainsi éradiquer la pauvreté.

On pourrait penser que tous les candidats à l’élection présidentielle nous proposent des réformes puissantes, sérieuses, réfléchies et cohérentes. Au lieu de cela on nous a beaucoup parlé d’affaires dont les jugements à l’avenant, ne respectent pas la présomption d’innocence. On a largement laissé prospérer des discours sur des politiques qui datent de plus de 50 ans et qui ont conduit à la dictature des extrêmes et à la ruine des pays qui les ont appliquées.

Il ne semble pas, face à la véhémence des candidats, que les journalistes jouent un vrai rôle de contradicteurs.

Il nous appartient donc, dans ces derniers jours de campagne, d’analyser nous-même la capacité des candidats à diriger le pays et à agir avec des réformes économiques, politiques et sociales indispensables. Il convient d’effectuer cette analyse en écoutant les candidats avec un esprit critique et avec surtout beaucoup de bon sens car les promesses qui ne sont pas tenables, les choix qui oublient les réformes économiques indispensables doivent être mis à l’écart.

Plutôt que de proposer des projets dangereux comme des dépenses astronomiques et non financées, la sortie de l’Euro ou de l’Europe ou encore le changement de République, il serait plus judicieux que les candidats soient à la hauteur des enjeux actuels en proposant des solutions pertinentes comme la hausse de la TVA pour financer la baisse des charges sociales et ainsi améliorer la compétitivité des entreprises de notre pays et réduire le chômage, diminuer le nombre de fonctionnaires pour améliorer leurs conditions et revenir dans la moyenne des pays européens.

C’est le moment de réagir, de mettre en avant nos convictions, de renforcer l’unité de notre nation et défendre les fondements de notre République en allant voter et en faisant le bon choix.

Election présidentielle : Un vrai défi pour la France

Lundi 10 avril 2017

Cette fois nous sommes dans la dernière ligne droite et le choix est crucial.

Les sondages montrent que quatre candidats ont la possibilité d’accéder au second tour, dont deux nous amènent directement dans le mur.

Les marchés financiers ne s’y trompent pas et la variation du taux d’emprunt à dix ans entre le France et l’Allemagne a augmenté de 70 points de base.

En clair, les intérêts de la dette financière de la France par rapport à la dette de l’Allemagne ont augmenté de 0,7%, ce qui représente, rapporté à la dette de notre pays de 2.200 milliards d’Euros, environ 15,4 milliards d’Euros sur un an ou encore 233 € par Français.

Bien entendu la variation des taux d’intérêt augmentera nettement plus, si demain les deux candidats qui génèrent ce coût se retrouvent face à face au second tour.

Voilà de quoi alimenter notre réflexion sur les enjeux de l’élection présidentielle, d’autant qu’aujourd’hui on parle toujours des rémunérations des députés dont le coût maximum avec des assistants parlementaires ne représentent pas plus de 2 € par Français.

Campagne présidentielle : Enfin au cœur du débat !

Mercredi 5 avril 2017

Pour la première fois les 11 candidats qualifiés à l’élection présidentielle étaient réunis sur le même plateau télévisé.

Reconnaissons d’abord que suivre plus de 3 heures d’un tel débat c’est un peu difficile voire éprouvant, mais pour le respect de la démocratie c’est nécessaire.

Premier constat, parmi les candidats en lice, seuls deux ont exercé des fonctions de ministre et un seul des fonctions de premier ministre. C’est important car on a trop reproché à François Hollande de n’avoir jamais gouverné avant d’être élu Président de la République.

Cela explique aussi pourquoi un sentiment de confusion ressort de ce débat. Les candidats ont fait beaucoup de promesses mais combien ont rappelé que la France était un pays particulièrement endetté et que certaines propositions n’étaient pas financées.

Il est bien sûr facile de dire, on va quitter l’Europe, on va quitter l’euro, on va demander à  la banque centrale européenne ou aux autres pays européens de payer notre dette, on va créer un revenu universel, on va prendre l’argent des riches…….

C’est vrai il y a le Brexit, l’élection de Donald Trump mais ne serait-il pas plus sage d’attendre les effets de ces évènements et de faire preuve d’un peu de lucidité.

Les solutions à nos problèmes existent sans chercher à renverser la table, elles demandent surtout un peu de courage.

Les solutions aux enjeux de notre économie sont-elles réellement comprises ?

Samedi 1 avril 2017

La mondialisation, le libre-échange, le protectionnisme, sont des mots qui aujourd’hui nous préoccupent.

Les analyses qui traitent de ces sujets sont souvent bien préparées, bien présentées et devraient nous permettre de comprendre les enjeux et d’entrevoir les solutions pertinentes.

Pourtant il semble que nous soyons loin du compte.

Pourquoi cette ambiguïté ?

D’abord, ce n’est pas parce que l’on analyse un problème, même de manière pédagogique, que la solution s’impose à nous.

La question essentielle est de savoir si tous les enjeux ont été correctement pris en compte.

Par exemple, le protectionnisme qui devrait nous permettre de conserver nos emplois peut nous amener à vouloir mettre en place des taxes douanières ou le retour à une monnaie nationale, ce qui paraitrait logique mais qui peut mettre à mal nos échanges avec d’autres pays ou encore nous amener à faire grossir notre dette.

A l’analyse pertinente d’un problème on peut avoir tendance à chercher une réponse trop simple et ne pas penser à une réponse économique plus élaborée.

 Par exemple la mise en place d’une TVA sociale, dont personne ne parle aujourd’hui comme solution adaptée, permet de compenser l’augmentation de la taxe par la réduction des charges sociales des entreprises sans augmentation des prix. Elle soumet ainsi les importations provenant des autres pays, y compris d’Europe, aux mêmes règles sociales que celles appliquées en France. De plus la variation du taux de TVA est le seul levier possible en Europe du fait de l’interdiction des droits de douane sur le marché intérieur européen.

Au lieu de penser à des solutions compliquées qui pourraient s’avérer hasardeuses et dangereuses comme la sortie de l’Europe, pourquoi ne pas choisir au départ des solutions plus faciles et plus adaptées.