Analyse des propositions des candidats

Hausse de la TVA

La TVA est un impôt non proportionnel à plusieurs taux qui s’applique uniformément sur les produits de consommation. Elle pénalise plus ceux qui consomment beaucoup, notamment des biens qui ne sont pas de première nécessité.

C’est un impôt qui représente 51% des recettes perçues par l’état en 2015. Il peut constituer un rempart aux produits importés s’il est couplé à une baisse des charges sociales dans notre pays.

Dans la mesure où il n’y a pas d’inflation aujourd’hui mais plutôt de la déflation, le risque d’une hausse des prix à la consommation reste faible, c’est donc une bon choix de la part des candidats.

Baisse de l’impôt sur le revenu

Elle favorise bien sûr ceux qui payent plus d’impôt mais qui ont vu leur impôt fortement augmenter ces dernières années.

L’impôt sur le revenu représente 19,90 % des recettes perçues par l’état en 2015. Les candidats qui proposent une baisse de l’IR auront toutefois du mal à réduire le déficit budgétaire de l’état en dessous de 3% et à permettre un remboursement de la dette du pays.

Baisse de l’impôt sur les sociétés

Cette baisse de l’IS devrait permettre d’aligner le taux d’imposition avec celui des autres grands pays et ainsi favoriser un retour plus important des bénéfices des grands groupes vers notre pays.

Pour les PME elle devrait favoriser l’investissement.

Pour les PE qui sont déjà imposées généralement à 15%, il ne devrait pas y avoir beaucoup de changement.

Cette baisse de l’IS aura globalement les mêmes effets que la baisse de l’IR sur le budget de l’état et la dette.

 

Baisse des charges sociales

La réduction des charges existe déjà fortement sur les bas salaires grâce à la réduction Fillon (jusqu’à 1,6 fois le SMIC) et le CICE(jusqu’à 2,5 fois le SMIC). Une réduction supplémentaire et surtout une simplification des systèmes de déduction permettraient d’améliorer la compétitivité des entreprises françaises et donc l’emploi.

 

Suppression de l’ISF

L’ISF est un impôt qui rapporte peu à l’état et qui incite les personnes fortunées à quitter notre pays. Il génère de la défiscalisation, le rendant injuste.

 

Réduction du nombre de fonctionnaires

La part des fonctionnaires dans la population active est en France de 21,9 %, bien supérieure aux autres pays de l’OCDE (15,5%) dont l’Allemagne (10,6%).

La réduction du nombre de fonctionnaires constitue donc une priorité pour rendre plus efficace notre économie. La question reste de savoir de combien de personnes et sur combien d’années.

Selon l’Observatoire des gaspillages, si la France se situait dans la moyenne de l’OCDE, Il conviendrait de réduire le nombre de fonctionnaires de 1 600 000 personnes qui représentent aujourd’hui un coût supplémentaire de l’ordre de 48 Milliards d’euros.

 

 

 

 

 

2 Réponses à “Analyse des propositions des candidats”

  1. lemaitre dit :

    Des arguments très intéressants

  2. PERIER dit :

    Pour la baisse des charges sociales, ce n’est envisageable qu’avec la baisse des prestations, et là ça devient plus compliqué, faut-il baisser les retraites, les remboursements de la sécurité sociale, les indemnités chômage, etc. ?
    Simplifier et mieux gérer me semble possible, mais de là à obtenir une vrai baisse des charges sociales me paraît très optimiste.
    De même les baisses de recettes fiscales ne sont possibles que si les dépenses de l’Etat baissent, or pour 2017, la loi de finance aura été votée fin 2016 et les réductions seront de ce fait modestes. Réduire de 100.000 par ans le nombre de fonctionnaires, revient à geler les embauches, ce qui parait difficilement envisageable.
    Les propositions sont intéressantes, mais devront s’étaler dans le temps. Retrouver de la compétitivité va donc s’avérer un objectif long à atteindre.

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